
Babyla's house in Isle of dogs

Un deuxième accompagnant fort sympa, chemise blanche et excellent marcheur est avec nous. Le père de Kate souffre de ses jambes qui enflent. Sur la route, un vieux sage lui offre une médecine traditionnelle à base d’alcool, de plantes aromatiques. Il lui masse les jambes avec vigueur et prétend que la pommade que nous avons n’est pas bonne. Retour et descente avec un ascenseur géant de plus de 300mètres. Encore la demesure à l’échelle chinoise. Le soir, shopping avec le guide local. Nous sommes logés dans un hôtel moyen situé dans le quartier chaud de cette ville touristique où affluent en très grand nombre les coréens.
Pour 90 yuans, on se paie une descente en rafting sur ce qui sera la piste d’entrainement des JO 2008. Beaucoup de sensations. Baby, elle, reste au bord et fait les photos. Départ en mini taxi, type de Subaru made in china. Ville de Zhangaizhe en plaine. Les sauts et soubressauts dans la charrette me refont le dos ! Pour éviter le péage officiel qui coûte 10 yuans, on prend juste avant une petite route de paysans à peine carrossable. Pas fous, les paysans bloquent aussi la route et réclament leur taxe moins élevée que l’officielle. Le sens du commerce. A midi visite d’un vieux palais traditionnel ( 7étages ) fabuleusement reconstitué. Démonstration de chants et jonglage traditionnels.
L’hôtel ou pension qu’elle a reservé pour nous est une petite merveille, pas luxueux, mais donnant sur la rivière. Cette petite ville (enfin tout est relatif) est un ravissement faite de ruelles pavées étroites, de bâtisses en bois surplombant la rivière d’un grand pont. Je fais moins le mariole avec mon début d’angine, mais les efforts cumulés du père de Kate, Mama Vic’ et Kate me remettent sur pied dès le
lendemain. Au menu, antibiotiques locaux, kiwis et finis les épices.





Ici, dans une vieille bâtisse, Kate ( Dian dian ) y a été vue alors qu’elle n’avait que quelques mois seulement. L’oncle raconte même qu’il a su que Kate serait intelligente car dès son berceau, elle avait suivi du regard un objet tombé au sol. Ces gens sont hyper accueillants et à chaque passage, ils nous offrent du « watermelon », du thé, des fruits, lychees, cigarettes. Ensuite, monstre repas en commun avec table tournante.



La famille prend l’apéro dans le nouvel appartement. Puis, départ pour le grand hôtel de Xiangtan dans le van du cousin. Palace 5 étoiles. A l’entrée, la maman de Kate a fait inscrire en doré sur fond rouge le motif de cette invitation. L’accueil est hyper chaleureux et professionnels comme dans beaucoup d’établissements chinois et environ 20 employés qui nous souhaitent la bienvenue.
Les 3 tables rondes vont se remplir. La cérémonie est ponctuée de discours de Kate, en dialecte bien sûr et des autres invités. Ensuite, on fait le tour des tables et Kate traduira mes mini discours. Je suis ému, car tous ces gens me sont déjà familiers et si souriants.
A midi, classique repas pantagruelique, puis sieste dans les petites chambres sur tapis de lit de bambou. Le chemin est magnifique. Rizières, champs de lotus et aussi un développement le long des routes principales. Le soir, nous participons comme interprètes ( surtout Kate ) à une transaction immobilière dans une agence. Une française enseignante et sa fille qui voulaient acheter un appartement mais la banque en France ne leur a pas accordé la suite du crédit. La dame veut récupérer son acompte. Ce sont les premiers non-asiatiques que nous croisons en 5 jours. Ensuite, souper avec la famille du soldat chez qui nous finissons la soirée.
On embarque dans un Espace Chevrolet vitres teinteés pour aller à Shaoshan là ou est né Mao Zedong. Le site est beau et le Grand Timonier avait bien planifié sa maison de retraite à la façon des grands dictateurs. Sur le chemin qui y mène, des poèmes écrits par lui-même sont gravés dans la pierre. Le marketing des souvenirs fonctionne bien. Les statues en bronze, les pin’s et surtout les pendentifs qu’on accroche au rétroviseur et qui portent bonheur. A l’aller, la maman de Kate a lu les lignes de ma main. Le résultat est bon.
Côté cœur, je vivrai longtemps heureux avec la même personne aurai (3) enfants. Côté carrière, il faudra attendre 40 ans pour voir du changement. Zut alors ! Le soir, nous sommes invités dans un salon de thé ou la traduction est perpétuée de façon poètique. On y loue des pièces et quelqu’un vient faire la démonstration. C’est très chic. Le bol de thé se tient avec les trois doigts.
Godan daginn !

